Accessibilité - Page 3

  • Etre étudiant handicapé, un parcours semé d'embûches...


    Quand on est étudiant et handicapé, il faut se battre pour se loger, se déplacer et étudier.

    Élodie est étudiante. Elle est atteinte de myopathie. Durant ses études, elle a cherché à se loger dons onze villes. Actuellement, elle termine son master à Science Po Paris après être venue à bout de démarches administratives éprouvantes. "Même si les lois et les règlements sont nationaux, il n'en est rien. En réalité, chaque académie fait ce qu'elle veut", assure Élodie.

    Seul le RER B est accessible

    Des difficultés auxquels s'ajoute le manque d'accessibilité des villes et des transports. "Normalement, je devrais mettre entre 20 et 30 minutes pour allers à Science Po. Mais en fait, je ne peux prendre que le bus. Le RER est assez peu adapté à Paris. Il y a le RER B qui est accessible. C'est assez contraignant. Il faut prévenir les agents RATP. C'est un peu pénible", explique-t-elle. Entre 2005 et 2015, le nombre d'étudiants handicapés a été multiplié par trois.

    France Info - Publié le 08/02/2018

  • Accessibilité : l’innovation technologique au service des malvoyants

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    Dans son nouveau numéro, À vous de voir, le magazine d’information et de sensibilisation à la déficience visuelle, nous plonge au cœur de la Lighthouse de San Francisco. Ce centre de réflexion autour des nouvelles technologies travaille à améliorer l’accessibilité de services pour faciliter le quotidien des personnes aveugles ou malvoyantes. Avec un maître-mot : l’innovation.

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  • Alfie, l'elfe en fauteuil roulant qui dénonce les lieux publics inaccessibles

    La dénonciation passe-t-elle mieux quand elle s'accompagne d'une dose de mignon? Le dénonciateur ici présent s'appelle Alfie, c'est un elfe mais pas tout à fait comme les autres. Il a une mission bien précise : montrer au Père Noël à quel point le quotidien des enfants en fauteuil roulant est une calamité.

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  • Le coût de la mise en accessibilité contrecarré

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    Dans le dernier numéro de Splash, Étienne Sabbag se demande pourquoi il reste encore tant de bâtiments inaccessibles. Le magazine économique bimensuel de la plateforme de podcasts Nouvelles Écoutes bouscule ainsi les idées reçues.

    Intégrer les personnes en situation de handicap coûte-t-il si cher ? Voilà la question un tantinet provocante que se pose, et nous pose, le professeur d’économie marseillais Étienne Sabbag. Un lundi sur deux, il propose Splash, un podcast publié par Nouvelles Écoutes. L’idée ? « Lancer un pavé dans la marre de l’économie. » Dans le dernier numéro, il tente de démonter les faux arguments conduisant nombre d’établissements recevant du public (ERP) à ne toujours pas être aux normes en matière de mise en accessibilité.

    Tout était prévu par la loi de février 2005 mais cela ne concernerait que trop peu de personne. Cela serait trop compliqué. Cela coûterait trop cher. Une à une, il explique, pour les déconstruire, ces idées reçues. À ses côtés, deux invités : Élisa Rojas, avocate et cofondatrice du Collectif Lutte et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation. Ainsi que Philippe Monmarché, fondateur d’un cabinet de conseil en accessibilité.

    Une affaire de choix politique

    Si l’on ne devait retenir que deux éléments de réponse, ce seraient ceux-ci. D’abord, les mesures de mise en accessibilité pourraient aider douze millions de Français. C’était, selon l’Insee, le nombre de personnes atteintes d’une limitation fonctionnelle en 2009.

    Ensuite, d’après une étude de 2010, notamment menée par la Fédération française du bâtiment, la mise aux normes généralisée reviendrait à vingt milliards d’euros. Exactement ce que coûte, pour un an, le Cice, le crédit d’impôts aux entreprises pour qu’elles embauchent, et dont l’efficacité reste à démontrer. Surtout, conclut Élisa Rojas, plus qu’une question de coût, c’est une question de priorité, de choix politique.
    Voilà vingt-trois minutes d’un décryptage économique utile et très pédagogique.

    Article Faire Face - Publié le 11/12/2017