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  • Et l’inclusion politique, on en parle ?

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    Le baromètre du CSA sur la diversité a attiré l’attention sur la faible représentativité des personnes handicapées dans les médias. Mais qu’en est-il dans les institutions ? Serait-il possible d’avoir un président de la République en situation de handicap ? Une association y travaille.

    À l’Assemblée nationale, il n’y en a qu’un. Un seul député avec un handicap visible sur un total de 577 élus. Soit une très faible représentativité alors que douze millions de Français sont touchés par un handicap.

    Pourtant, « pour faire changer le regard de la société, il faut de la visibilité, explique Matthieu Annereau, président de l’Association pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP)Les élus ont tiré la sonnette d’alarme sur l’inclusion à l’école, dans les entreprises, dans les médias. Mais l’inclusion politique, on n’en parle jamais. »

    Ouvrir des ministères aux personnes handicapées

    Il est reçu ce mardi 6 février au Sénat pour poser la question de l’ouverture des ministères aux personnes handicapées. Une rencontre qui intervient après la nomination, le 29 janvier, de seize hauts fonctionnaires en charge du handicap et de l’inclusion dans les ministères et services du Premier ministre.

    Or, note Matthieu Annereau, aucun d’entre eux n’est en situation de handicap. « J’entends qu’il n’y a pas que les personnes handicapées qui doivent se saisir de ces questions, remarque-t-il. Mais comme les autres sujets nous sont aussi fermés… »

    InVersion, une websérie où les rôles sont renversés

    Alors, à quand un président de la République en situation de handicap comme dans la websérie InVersion où  les personnes valides sont une “minorité” ? Adda Adbelli, connu pour son rôle dans Vestiaires, y campe le président et se dit optimiste. L’avenir dira s’il a raison.

    À lire sur leparisien.fr

    Corinne Manoury - Faire Face - Publié le 06/02/2018

  • Etre étudiant handicapé, un parcours semé d'embûches...


    Quand on est étudiant et handicapé, il faut se battre pour se loger, se déplacer et étudier.

    Élodie est étudiante. Elle est atteinte de myopathie. Durant ses études, elle a cherché à se loger dons onze villes. Actuellement, elle termine son master à Science Po Paris après être venue à bout de démarches administratives éprouvantes. "Même si les lois et les règlements sont nationaux, il n'en est rien. En réalité, chaque académie fait ce qu'elle veut", assure Élodie.

    Seul le RER B est accessible

    Des difficultés auxquels s'ajoute le manque d'accessibilité des villes et des transports. "Normalement, je devrais mettre entre 20 et 30 minutes pour allers à Science Po. Mais en fait, je ne peux prendre que le bus. Le RER est assez peu adapté à Paris. Il y a le RER B qui est accessible. C'est assez contraignant. Il faut prévenir les agents RATP. C'est un peu pénible", explique-t-elle. Entre 2005 et 2015, le nombre d'étudiants handicapés a été multiplié par trois.

    France Info - Publié le 08/02/2018

  • Auriol : un jeune enfant atteint d'autisme recherche un institut désespérément

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    Bruno Estienne, le papa de Vincent, a été carrossier. A été car, depuis 11 ans, il ne travaille plus pour se consacrer entièrement à la garde de son fils qui a été diagnostiqué autiste en maternelle. "Les journées se suivent et ne se ressemblent pas, témoigne-t-il aujourd'hui. Soit il se lève de bonne humeur et il fait sa vie, soit il n'est pas de bonne humeur, et alors là..."

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