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  • Roselyne Bachelot réitère son opposition à l'assistance sexuelle hier soir dans le Grand Journal de Canal +

    faire face.jpgCanal +, hier, soir, le Grand journal. Entre autres invités, le duo de réalisateurs Nakache et Toledano interviewés sur le triomphe d'Intouchables, Bruno de Stabenrath, écrivain, et Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale. Ils échangent sur le film puis à, tout à coup, au bout de 10 minutes (10 minutes 05 exactement), Michel Denisot lance « Il y a un sujet sur lequel vous n'êtes pas d'accord tous les deux, [la ministre et l'écrivain, NDLR], si j'ai bien lu, c'est celui de l'assistance sexuelle. » Et Bruno de Stabenrath de rebondir : « Comment peut-on faire pour aider les grands invalides à reprendre conscience de leur corps ? », accusant Roselyne Bachelot  d'avoir eu une réaction « très violente » sur le sujet de l'assistance sexuelle, qualifiée de « prostitution ». La ministre lui répond et maintient son opposition : « Non, à des assistants sexuels tarifés », mais un possible débat se dessine-t-il ? Elle s'est dite prête, en tous cas,  à une émission entièrement dédiée au sujet...

     

     

  • Selon l'Insee, les prestations sociales contribuent moins à réduire les inégalités qu'il y a vingt ans

     

    faire face.jpgLes prestations sociales comme moyens de réduire les écarts de niveau de vie en France ? C'est moins vrai qu'il y a vingt ans, souligne l'Insee, dans son "portrait social", publié aujourd'hui, même si elles restent le premier vecteur de diminution des inégalités sur notre territoire.

    L'Institut national de la statistique part du constat que les prestations sociales et les prélèvements réduisent les inégalités de revenus dans la population. Ainsi, « les 20 % des Français qui ont les revenus les plus élevés avant redistribution ont un niveau de vie un peu plus de 7 fois supérieur aux 20 % des ménages les plus modestes », souligne Fabrice Lenglart, directeur des études sociales et démographiques : 53 600 euros par an pour les uns, contre 7 400 euros pour les autres. Et les écarts se révèlent encore plus grands si l'on considère les 10 % des ménages les plus riches, qui reçoivent 69 700 euros par an, soit environ 16 fois plus que les 10 % les moins riches (4 300 euros).

    Mais une fois que l'on prend en compte « l'impact redistributif du système fiscal et social », c'est-à-dire des transferts liés aux prestations sociales (allocations familiales, logements, minima sociaux...) et aux prélèvements obligatoires (impôt sur le revenu, cotisations sociales et CSG), l'étude de l'Insee montre que le niveau de vie moyen des 20 % les plus riches n'est plus que 3,9 fois supérieur aux 20 % les moins riches.

    Des prestations familiales affaiblies

    Ce sont les prestations sociales qui contribuent le plus à réduire les inégalités (pour deux tiers contre un tiers pour les prélèvements), notamment via les prestations familiales. Depuis vingt ans, elles ont toutefois fait l'objet de modifications législatives qui ont eu tendance à les affaiblir, relève l'Insee, notamment parce que leurs montants « sont revalorisés le plus souvent en fonction de l'inflation, qui a augmenté en moyenne moins vite que les revenus ».

    Et comme le gouvernement vient d'annoncer son intention de revaloriser en 2012 les prestations familiales et les allocations logement en fonction, non plus de l'inflation, mais de la croissance : elles devraient donc augmenter l'an prochain de 1 %, à partir du 1eravril, au lieu de 2,3 %.

     

  • Semaine pour l'emploi des personnes handicapées : le 1er "serious game" sur le handicap est en ligne

     

    seriousgame.JPGOn peut y jouer gratuitement sur Internet à partir d'aujourd'hui : "Secret Cam", le premier "serious game" (jeu sérieux) sur les représentations sociales du handicap, a été conçu par le Centre national des arts et métiers des Pays de la Loire. Objectif de cet outil de sensibilisation inédit : faire progresser l'intégration en entreprise des personnes handicapées.

    Fraîchement recruté au sein du service communication d'une entreprise, vous êtes chargé(e) d'organiser un salon professionnel. C'est alors que Jean, nouvel embauché également, annonce qu'il ne pourra pas participer à toute l'organisation : il souffre d'un handicap physique non visible...

    Dans ce jeu dont vous êtes le héros, vous allez devoir réagir à diverses situations dans lesquelles le handicap de Jean est en cause. En fonction de vos choix, une jauge "stress" et "popularité au sein de l'équipe" monte ou descend... « Il n'y a pas une seule bonne attitude possible ! Ces situations, scénarisées à partir de scènes réelles en entreprise, permettent surtout d'interroger nos propres réactions face au handicap », précise François Calvez.

    Un scénario de jeu réaliste

    Pendant plus d'un an, le responsable du service "Technologies numériques » au Centre national des arts et métiers (Cnam) des Pays de la Loire a supervisé ce projet inédit associant dix-huit partenaires dont douze entreprises de la région ligérienne. Trois journées "théâtre forum" ont été organisées pour mettre en scène et débattre des comportements en entreprise face au handicap. Ces échanges ont permis de constituer la matière d'un scénario de jeu réaliste.

    Aujourd'hui encore, l'objectif de "Secret Cam" est double, comme le résume François Calvez : « Faire changer le regard sur le handicap, sans stigmatiser ou culpabiliser. Et ouvrir le débat dans les entreprises car ce n'est pas en 35 minutes de jeu qu'on peut tout changer ! »

     

  • Emploi des personnes handicapées : une progression en trompe-l'oeil

     

    faire face.jpgSelon une étude du ministère du Travail, le taux d'emploi des personnes handicapées dans le secteur privé a légèrement progressé en 2009 pour atteindre 2,7 % des effectifs des entreprises de plus de 20 salariés. Mais, sans un nouveau mode de calcul, il aurait baissé.

    En 2009, 128 400 entreprises ont été soumises à l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH), soit 700 établissements de moins qu'en 2008. Une baisse essentiellement liée à la conjoncture économique, analyse la Dares. Ces entreprises ont pourtant employé 322 300 travailleurs handicapés en 2009, à savoir 32 700 de plus qu'en 2008.

    Des chiffres à prendre avec des pincettes : ils s'expliquent, en bonne partie, par un changement dans le décompte des bénéficiaires de l'OETH. La loi du 1er décembre 2008 a en effet supprimé le seuil des six mois de présence d'un travailleur handicapé en CDD ou CDI, à temps partiel ou plein, pour qu'il soit "comptabilisé", élargissant singulièrement le champ des bénéficiaires possibles.

    À « champ constant », le nombre des nouveaux embauchés aurait été de 19 200, contre 25 200 en 2008, soit une baisse de près de 24 %. Preuve, s'il en fallait, que la crise n'a pas épargné les travailleurs handicapés. En équivalent temps plein, leur taux d'emploi aurait d'ailleurs baissé de 0,1 % sur un an !

    Avec le nouveau mode de calcul, au contraire, il a progressé en 2009 pour s'établir à 2,7 % (+0,1 %). On reste, in fine, toujours loin de l'objectif légal de 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises françaises.

    Source: Faire-Face