Esat dans la tourmente Covid : des mesures urgentes!

Imprimer

30 % de perte de chiffre d'affaires, les Esat dans la galère. Face à cette situation inquiétante, un collectif réclame des réponses urgentes de la part du gouvernement pour soutenir les 120 000 travailleurs concernés.

 

30 % en moyenne de perte de chiffre d'affaires par rapport à 2019 pour les Esat (Etablissements et services d'aide par le travail). Si près de 92 % d'entre eux avaient retrouvé un niveau d'activité normal ou quasi normal avant le deuxième confinement, ils voient leur activité dégringoler en cette fin d'année. Dans ce contexte, le 15 décembre 2020, un collectif de 16 organisations (Uniopss, APF, Apajh, Nexem…) réitère son appel à Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au Handicap. Une première lettre ouverte datée du 19 novembre était restée sans réponse. 

D'autres périls…

« A cela, s'ajoutent des difficultés qui touchent à la fois la mission sociale des Esat, avec notamment un risque majeur de développement des troubles et impacts sur la santé mentale des travailleurs handicapés, et aussi leur activité économique » (article en lien ci-dessous), expliquent les associations. Plus de la moitié des Esat soulignent en effet un manque de débouchés à trois mois, et 35 % alertent sur leur incapacité à investir pour développer d'autres activités. Ces deux missions s'avèrent indissociables pour accompagner les 120 000 travailleurs en situation de handicap du secteur protégé. 

2 mesures urgentes

« Une couverture générale par l'Agence des services et de paiement (ASP) des rémunérations directes peut difficilement constituer une modalité pérenne de soutien », consent le collectif. Il propose donc deux options. La première est la mise en place immédiate d'un « fonds d'urgence », pour accompagner les structures les plus fortement impactées par les mesures de restrictions prises par le gouvernement. La seconde est la création, dans une vision à moyen terme, d'un « fonds de relance et d'aide à l'investissement » qui accompagnerait ces établissements, dont les activités de sous-traitance sont prépondérantes, vers un « repositionnement stratégique de leurs activités sur des prestations de services et des productions non délocalisables ».

Les associations espèrent ce « marqueur fort de la volonté des pouvoirs publics pour permettre au secteur d'être au cœur de l'emploi des personnes en situation de handicap ». Dans l'attente d'une réponse…

Les commentaires sont fermés.