Jeunes de l'aide sociale : une insertion pro facilitée?

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300 000 jeunes placés à l'aide sociale à l'enfance, dont 30 % en situation de handicap. Pour faciliter leur insertion professionnelle, le secrétariat d'Etat dédié signe un accord afin de leur fournir confiance et repères avant la majorité.

 

Faciliter l'insertion professionnelle des jeunes de l'aide sociale à l'enfance (ASE), c'est l'objectif d'Adrien Taquet, secrétaire d'Etat à la protection de l'enfance, qui vient de signer un accord. Son credo : « D'une enfance protégée vers une jeunesse autonome ».

Mobiliser des dispositifs de droit commun

Parmi les plus de 300 000 enfants qui font l'objet d'un placement, on estime que 25 à 30 % sont en situation de handicap, principalement psychique. Chaque année, près de 15 000 jeunes sortent de ce dispositif, sans ressources ni soutien familial. « Ces situations, rendues plus difficiles par la crise que traverse le pays, soulèvent des problématiques connues de l'ensemble des acteurs concernés, au premier rang desquels les départements », explique le secrétariat d'Etat. Le 23 juillet 2020, le Premier ministre présentait le plan « #1jeune1solution », qui vise à apporter une réponse à chaque jeune ; « ces dispositifs d'accès à l'emploi, à la formation et à l'accompagnement de droit commun doivent être pleinement mobilisés au profit des jeunes de l'ASE », poursuit-il.

Tous les acteurs concernés

Cet accord est signé par l'Union nationale des missions locales (UNML) qui propose 435 missions locales sur tout le territoire, l'Union nationale pour l'habitat des jeunes (UNHAJ) et la Convention nationale des acteurs de la protection des enfants (CNAPE). Construit à partir de bonnes pratiques existantes localement, il entend pérenniser, faciliter et améliorer la coordination entre les acteurs de l'aide sociale et de l'insertion afin d'apporter aux jeunes le soutien nécessaire dans leur parcours et de sécuriser leur sortie de la protection de l'enfance. Objectif ? « Les aider à surmonter des débuts difficiles dans leur vie », selon Brigitte Klinkert, ministre chargée de l'Insertion, « pour arriver à leur majorité avec confiance et repères ».

Concrètement, quelles actions ?

L'accord permettra dans chaque territoire de :

  • Promouvoir et assurer l'accompagnement des jeunes avant leur majorité grâce la présence de conseillers des missions locales lors des entretiens de préparation à la majorité ;
  • Sécuriser les parcours des jeunes mineurs relevant de la protection de l'enfance jusqu'à leur majorité, dans toutes leurs composantes (sécurisation financière, situation vis-à-vis de l'hébergement/logement, accompagnement socio-professionnel, santé, etc…) ;
  • Systématiser par des partenariats renforcés, l'anticipation des sorties de l'ASE à l'acquisition de la majorité des jeunes pour favoriser leur accompagnement.

« Des entretiens individualisés doivent être organisés par l'ASE, complète Adrien Taquet tandis que l'intervention des missions locales devra être pensée et déployée en lien avec le référent ASE et les professionnels qui accompagnent le jeune au quotidien. »

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