Scolarité

  • L’Etat condamné à trouver une classe à un collégien autiste

    seine_et_marne_autisme_scolarite.jpgSEINE-ET-MARNE : Dans le cadre d’un référé liberté, le tribunal administratif de Melun a enjoint le rectorat de l’Académie de Créteil à chercher une solution pour un élève autiste de 12 ans. Décision inédite.

    « Une première », selon Me David Taron, avocat de la maman de D., un enfant atteint d’autisme âgé de 12 ans. Alors qu’il était scolarisé en Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) élémentaire depuis le CE1, il avait été affecté à une 6e classique à la rentrée, faute de place en Ulis collège.

    Sur les conseils de l’association Tous pour l’inclusion (Toupi), sa maman, qui vit à Saint-Mard, a saisi le tribunal administratif de Melun le 26 septembre dans le cadre d’une procédure en référé liberté, où le juge se prononce sous 48 heures. Le 28 septembre, ce dernier a enjoint l’Etat à trouver une place en Ulis collège pour D.

    D. a reçu dès le lendemain une notification d’affection dans une Ulis Troubles des fonctions cognitives du secteur de Lagny-sur-Marne, à 40 minutes de chez lui. Il devrait l’intégrer cette semaine. « C’est inadmissible de devoir passer par un juge pour que la décision de la Maison départementale des personnes handicapées soit respectée », déplore Séverine, sa maman (...) Lire la suite.

    Article Le Parisien - Publié le 09/10/2017

  • "J’aide des élèves handicapés à l’école, je me suis formée toute seule"

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    Alice (*), assistante de vie scolaire devenue accompagnante d’élèves en situation de handicap raconte comment elle a dû se débrouiller pour se former, dénonce un système de "bouts de ficelles" avec à la clef de très maigres rémunérations.

    La bataille pour l’accès à l’école des enfants en situation de handicap n’est pas encore gagnée. Celles qui les accompagnent, les Assistantes de vie scolaire sont employées en contrat aidé. Sur le papier, elles sont épargnées par la baisse de ce type d'emploi. Mais dans les faits, elles sont touchées par un nombre important de non-renouvellement de leurs contrats. Elles réclament plus de formation et un vrai salaire. Alice (*), qui a une douzaine d’années d’expérience, raconte.

    J’ai 37 ans, et j’accompagne des enfants en situation de handicap dans leur parcours scolaire. J’ai été ce que l’on appelle une AVS (assistante de vie scolaire) en contrat aidé durant mes deux premières années où j'avais le statut d'EVS (emploi vie scolaire). Je suis devenue AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap) voilà trois ans : ce qui correspond à une professionnalisation. Même s’il faut que l’on se forme quasiment soi-même, faute de dispositif sérieux.

    J’ai passé mon entretien d’embauche en novembre 2005. À l’époque, ça s’appelait Emploi vie scolaire. Une sorte de tremplin pour passer à autre chose. Ensuite, via un autre entretien au rectorat, je suis devenue AVS-I (Assistante de vie scolaire individuel) où il s’agit de suivre un élève en particulier. Je pense c’est le métier de mon grand-père, directeur d’école, qui m’a poussée à suivre cette voie. Au départ, je voulais être enseignante (...) Cliquez pour lire la suite.

    Article L'OBS - Publié le 24/09/2017

  • Handicap : les auxiliaires de vie scolaire en manque de reconnaissance

    En 2018, le nombre de contrats aidés va fondre de 40%. Un secteur a été préservé, celui des 80 000 auxiliaires de vie scolaire qui encadrent les enfants handicapés à l'école. Elles espèrent une revalorisation de leur métier.

    Yanis Hellal ne peut pas courir, mais il est pressé d'arriver à l'école. À 7 ans, il vient d'entrer en CE1 et il est très enthousiaste. Avec son handicap moteur cérébral, Yanis a besoin d'une AVS, une auxiliaire de vie scolaire. Mais selon sa mère, les expériences passées ont été difficiles : manque de compétences, manque de formation. Cette année, c'est Christine Dubuquoi, 58 ans et trois ans d'expérience, qui accompagne Yanis en cours douze heures par semaine.

    Christine aide Yanis à écrire et à se concentrer. Mais l'aide dont bénéficie Yanis est fragilisée par le statut de son accompagnante, employée sous contrat aidé. Avec seulement 24 heures de travail par semaine pour 680 euros nets par mois, elle souhaiterait travailler à plein temps et voir son salaire revalorisé. Pour susciter des vocations et professionnaliser l'accompagnement en situation de handicap, le gouvernement se donne jusqu'à la rentrée 2018 pour repenser le dispositif.

    Article francetvinfo.fr - Publié le 20/09/2017