Scolarité

  • Parcours Sup : un recul pour les étudiants en situation de handicap

    Pour les élèves de terminale en situation de handicap, le nouveau Parcoursup représente un vrai recul quant à leur affectation dans l'enseignement supérieur.

    La très décriée APB (Admission Post Bac), ancienne plateforme de gestion des inscriptions dans l'enseignement supérieur, avait tout de même un avantage : la possibilité pour les jeunes en situation de handicap d'avoir un suivi personnalisé. Dans plusieurs académies, les enseignants référents et les responsables académiques se réunissaient pour examiner les souhaits d'orientation. Cela permettait d'expliquer par exemple des cas de cursus lycéens réalisés en 4 ou 5 ans ou les interruptions de notes dues à de multiples hospitalisations.

    Avec Parcoursup, c'est fini et ce n'est pas faute d'avoir alerté le gouvernement sur cette injustice. Comme le rappelle la Commission Education et santé du CNCPH (Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées) dont l'APF fait partie, le processus d’orientation des élèves en situation de handicap est complexe et nécessite le concours de professionnels formés.

    De nombreux médias se sont emparés du sujet qui a été très commenté et relayé ce week-end.

    L'APF reste mobilisée sur le sujet et demande que les élèves en situation de handicap puissent avoir les mêmes chances que les autres étudiants grâce à une prise en compte des spécificités liées à leur handicap !
    APF - Publié le 19/03/2018
  • Handicap invisible : suivre des études sans décrocher !

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    Dans plus de 95% des cas rencontrés, la phase de décrochage en études supérieures est en lien avec une situation de handicap invisible. C'est ce que constate Sciences Po d'après ses premières évaluations menées en 2017. Dans ce contexte, comment faire face à un afflux croissant d'apprenants, de tous âges, en situation de handicaps dits « invisibles » (autisme, troubles Dys, troubles psychiques)...

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  • Etre étudiant handicapé, un parcours semé d'embûches...


    Quand on est étudiant et handicapé, il faut se battre pour se loger, se déplacer et étudier.

    Élodie est étudiante. Elle est atteinte de myopathie. Durant ses études, elle a cherché à se loger dons onze villes. Actuellement, elle termine son master à Science Po Paris après être venue à bout de démarches administratives éprouvantes. "Même si les lois et les règlements sont nationaux, il n'en est rien. En réalité, chaque académie fait ce qu'elle veut", assure Élodie.

    Seul le RER B est accessible

    Des difficultés auxquels s'ajoute le manque d'accessibilité des villes et des transports. "Normalement, je devrais mettre entre 20 et 30 minutes pour allers à Science Po. Mais en fait, je ne peux prendre que le bus. Le RER est assez peu adapté à Paris. Il y a le RER B qui est accessible. C'est assez contraignant. Il faut prévenir les agents RATP. C'est un peu pénible", explique-t-elle. Entre 2005 et 2015, le nombre d'étudiants handicapés a été multiplié par trois.

    France Info - Publié le 08/02/2018