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  • Personnes handicapées: l'ONU tacle la France et exprime ses "inquiétudes"

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    Lors d'une conférence de presse vendredi, une experte de l'ONU a appelé la France à faire davantage "d'efforts" pour inclure les personnes handicapées dans la société.

    Un constat accablant et des mots durs à l'égard de la France. Pour la première fois, une experte de l'ONU a exprimé vendredi ses "inquiétudes" quant à la prise en charge des personnes handicapées sur le territoire national. Lors d'une conférence de presse, Catalina Devandas-Aguilar, rapporteure spéciale des Nations unies sur les droits des personnes handicapées, a recommandé à la France de faire davantage d'efforts pour inclure cette catégorie de population dans la société.  

    Elle s'exprimait à l'issue d'une visite officielle, la première, entamée le 3 octobre. L'experte bénévole a souligné le nombre "très élevé" d'enfants et adultes handicapés résidant dans des institutions où ils se retrouvent "isolés" du reste de la société. Elle a appelé le gouvernement français à lancer "un plan d'action pour fermer progressivement ces institutions et les transformer en services implantés dans la communauté". Selon elle, c'est possible même pour les personnes polyhandicapées. "D'autres pays ont développé des processus de désinstitutionnalisation", a-t-elle assuré. 

    Les handicapés mentaux victimes "de mauvais traitements"

    Catalina Devandas-Aguilar a également dénoncé le manque d'accessibilité des lieux ouverts au public et des transports en commun. "Les jeux Olympiques de 2024 seront une occasion en or de rendre la capitale française plus accessible", a-t-elle estimé en soulignant que les efforts devront également porter sur le reste du pays et sur l'outremer. 

    Elle a recommandé une "simplification" des différentes aides auxquelles ont droit les personnes handicapées, décrivant un système de protection sociale "très complexe" dans lequel il est "très difficile" de se retrouver. Elle a encouragé le gouvernement à poursuivre ses efforts pour scolariser en milieu ordinaire davantage d'enfants handicapés, et s'est inquiétée du fait que les personnes placées sous tutelle soient "dépourvues du droit de vote". 

    L'experte a aussi regretté des "abus et mauvais traitements à l'encontre de personnes souffrant de troubles mentaux et pouvant être hospitalisées sans leur consentement". Le gouvernement va "dans la bonne direction" mais "les changements doivent être plus profonds pour aller vers une société véritablement inclusive", a-t-elle conclu.
     
    Article L'Express - Publié le 14/10/2017
  • Pétition : Non au recul des droits et à l’aggravation de la précarité !

    « Allocation adulte handicapé, pensions d’invalidité :
    Non au recul des droits, non à l’aggravation de la précarité ! »
    Lancement d’une pétition portée par 11 associations

    L’AFM-Téléthon, Aides, l’APF, la CFPSAA, la FFAIMC, la Fnath, le GIHP, Santé Mentale France, l’Unafam, l’Unapei et l’Uniopss viennent de lancer une pétition : « Allocation adulte handicapé, pensions d’invalidité : Non au recul des droits, non à l’aggravation de la précarité ! ».

    Lors du Comité interministériel du handicap, le 20 septembre dernier, le Premier ministre et la Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées ont annoncé une revalorisation de l’allocation adulte handicapé (AAH) de 90€ par mois, d’ici fin 2019. Mais cette mesure ne concernera pas l’ensemble des allocataires de l’AAH : au contraire, certains perdront même plusieurs dizaines d’euros par mois. Quant aux salariés bénéficiaires d’une pension d’invalidité, ils perdront en moyenne 158€ par mois !

    L’AFM-Téléthon, Aides, l’APF, la CFPSAA, la FFAIMC, la Fnath, le GIHP, Santé Mentale France, l’Unafam, l’Unapei et l’Uniopss dénoncent ces économies réalisées sur le dos des personnes en situation de handicap et adressent une pétition au président de la République, au Premier ministre, à la Ministre des Solidarités et de la Santé et à la Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapés.

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    Cliquez sur l'image pour signer la pétition en ligne.

  • VIVE L’APL : l’APF rejoint le collectif !

    petition-img-34575-fr.jpegL’APF vient de rejoindre cette semaine le collectif « Vive l’APL » qui regroupe plus de 65 organisations, pour dénoncer :

    - la réduction de 5 € du montant mensuel de l’APL depuis le 1er octobre 2017
    - la réforme inscrite dans le projet de loi de finances 2018

    Cette réforme prévoit une réduction de 1,7 Md€ du montant des aides personnelles au logement en 2018, tout en préservant – selon le gouvernement - le pouvoir d’achat des allocataires et en améliorant l’accès au logement des plus modestes. En particulier, une réduction de loyer de solidarité (RLS) sera créée dans le parc social au bénéfice des locataires les plus fragiles : les allocataires qui verront leur APL réduite seront plus que compensés par une réduction de loyer de solidarité.

    Ce collectif a déposé un recours devant le Conseil d’Etat cette semaine et organise ce samedi 14 octobre des manifestations en région (rejoignant tardivement ce collectif, il est difficile pour nous d’y participer).

    Cette participation à ce collectif s’inscrit en complément de notre mobilisation actuelle sur les ressources et notamment avec la pétition que nous vous invitons à largement diffuser et signer !

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    Cliquez sur l'image pour signer la pétition en ligne.

  • ACTUALITÉ POLITIQUE

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    Cette lettre est rédigée par le service des politiques d’inclusion de la DDA-PI1 en lien avec la commission des droits fondamentaux et participation sociale du Conseil d’Administration. Elle est désormais diffusée tous les mois. Elle présente le suivi général de l’actualité politique (gouvernement, parlement, CNCPH, CNSA, …) ainsi que les positions et les actions de l’APF relatives à cette actualité.

    Téléchargez la lettre en cliquant ici

    Vous pouvez suivre en permanence cette actualité
    sur le nouveau site de l’APF (rubrique « actualités politiques »)
    et sur www.faire-face.fr.

    Prenez aussi connaissance des avis du CNCPH
    sur le site du gouvernement en cliquant ici