Film - Page 6

  • Jean-Marie Barbier dans les médias pour parler du film Intouchables

     

    affiche intouchables.jpgJean-Marie Barbier était, jeudi 10 novembre, dans l'émission "C à vous" pour parler du film Intouchables. L'émission "C à vous" est diffusée sur France 5 à partir de 19h. Vous pourrez retrouver l'émission sur le site de la chaîne : http://www.france5.fr/c-a-vous/

    Par ailleurs, Jean-Marie Barbier était invité sur RTL pour parler du film. Pour ceux qui ont manqué l'interview, vous pouvez la ré-écouter ici : http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/cinema/artic...

    Bonne écoute!

     

  • Intouchables : un film sur le handicap promis aux sommets du box-office

     

    film intouchables.jpgCela sera, à coup sûr, l’un des cartons au box-office 2011. Intouchables a réalisé, le jour de sa sortie, mercredi 2 novembre, le meilleur démarrage de l’année pour un film français. A la séance de 14 heures, la comédie sur un aristo tétraplégique, vivant dans hôtel particulier de la capitale, et son auxiliaire de vie, une "petite frappe" qui alterne chômage et prison, a rassemblé 5 831 spectateurs dans les 23 salles de Paris. Ce qui la place au 3e rang des sorties 2011, derrière Harry Potter et les reliques de la mort (10 736) et Les aventures de Tintin (7420), mais devant Kung Fu panda 2 (5 286),Transformers 3 (5 139), etc.

     

    « Comédie populaire déliée et élégante »

    Intouchables a certes bénéficié d’une importante campagne de promotion mais aussi d’un excellent bouche-à-oreille, suite à l’accueil enthousiaste réservé par le public aux avant-premières organisées dans plusieurs dizaines de salles. De plus, à l’exception desInrockuptibles, le film a été unanimement salué par la critique. Cette « comédie populaire déliée et élégante », dixit le Monde, a déjà été vendue dans plus de 40 pays. Y compris aux Etats-Unis où les frères Weinstein, producteurs légendaires, le distribueront au printemps 2012, tout en ayant posé une option pour un possible remake.

    Intouchables est inspiré de l’histoire vraie du comte Philippe Pozzo di Borgio, l’ex-directeur délégué des champagnes Pommery devenu tétraplégique en 1993, et de Abdel Sellou, un jeune caïd qui l’a assisté pendant dix ans. Deux grands types de représentation du handicap marquent l’histoire du cinéma, comme l'a montré Faire Face dans un dossier paru dans son numéro de mai : le symbolisme avec le handicap comme marqueur du mal ou du bien ; et le réalisme, les personnages handicapés étant considérés comme des personnages à part entière, dans toute leur complexité. Intouchables s’inscrit dans cette deuxième veine. Avec bonheur.

     

    Source: Faire Face

     

  • Miroir de mon âme : un film pour apprendre à (se) regarder

    Le premier film documentaire de Deza Nguembock, projeté mercredi dernier en avant-première à Paris, traite du regard porté sur le handicap, souvent plus pénible que le handicap lui-même. Petite séance de rééducation visuelle.

    http://www.youtube.com/watch?v=0ulRdFlEv4Y&feature=player_embedded

    « Je m’aperçois, à 27 ans, que, finalement, le pouvoir de l’image était ce qui m’a le plus fermement enchaîné à un moi idéal (…). Mon image s’est forgée dans la publicité, les journaux et un constat s’est imposé de façon de plus en plus douloureuse au fil de mon adolescence : je ne suis pas comme cela. »

    Ces mots de Benoît, un jeune homme dont le handicap n’est pourtant pas visible, ouvre le documentaire de Deza Nguembock. Pendant 52 minutes, ils vont ponctuer et nourrir la réflexion de Miroir de mon âmeautour d’un constat : le regard sur les personnes en situation de handicap est plus difficile à supporter que le handicap lui-même. Même pour ceux qui regardent…

    Comment déculpabiliser le regard des autres pour en finir avec la peur, la gène et les maladresses ? Comment soi-même se voir et s'affirmer comme un être à part entière quand le regard extérieur vous réduit à votre handicap ?

    À ces questions, Miroir de mon âme fait plus qu'apporter des réponses. Ce film constitue, en lui-même, une réponse puisqu'il se propose d'éduquer notre regard. En alternant les témoignages filmés et les moments de vie de personnes ayant différentes formes de handicap, il banalise - sans jamais nier les difficultés rencontrées - tous ce qui fait la vie : l'emploi, l'amour, le mariage, le désir d'enfants...

    Des vies normales ou extraordinaires ?

    On voit ainsi Nicolas, commercial pour un site internet, au volant de sa voiture, se servir un café, préparer le dîner avec sa compagne... Banal. Sauf que Nicolas réalise tous ces gestes sans avoir de bras : ses mains semblent greffées à ses épaules. Est-ce une vie normale ou extraordinaire ? La réponse est peut-être entre les deux.

    Autre histoire, celle de Marie, qui souffre d'une maladie évolutive, et de son époux. « Lorsqu'on annonce une naissance, dans toutes les familles, c'est toujours reçu comme une merveilleuse nouvelle. Chez nous, ça a plutôt été une catastrophe ! », raconte-t-il.

    Filmé avec tendresse et pudeur, Miroir de mon âme fait aussi, souvent, rire. « J'ai voulu montrer que les personnes handicapées ne vivent pas seulement des problèmes de santé ou d'accessibilité. Il y a autre chose - des questions souvent taboues comme l'amour, le désir de grossesse... - et cela s'appelle la vie ! », explique Deza Nguembock, qui négocie actuellement la diffusion de son documentaire avec différentes chaînes TV.

    Ce film prolonge le travail de communication qu'elle mène depuis plusieurs années à travers les campagnes photographiques d'Esthétique et handicap, l'agence qu'elle a fondée. Son leitmotiv : réconcilier ces deux notions pour faire changer l'image que les personnes handicapées ont d'elles-mêmes et le regard porté sur elles.